14 > 29 nov. 2024

Festival
grande marée

CONTES ET RÉCITS
FRÉDÉRIC
NAUD
Faire la révolution permanente au ralenti, pour être sûr de n’oublier personne !
Adolescent, il s’engage dans différents mouvements d’éducation populaire et s’y forge une sensibilité artistique et politique.
il développe un univers dans lequel l’absurde, le merveilleux, la poésie et l’humour éclairent une réalité prosaïque (fermeture d’usines, handicap mental, internement psychiatrique).

​Adolescent, il s’engage dans différents mouvements d’éducation populaire et s’y forge une sensibilité artistique et politique. En 1994 et 1995, après des études de philosophie, et alors qu’il fait son objection de conscience comme documentaliste en Nouvelle Calédonie, il est initié au conte par le conteur Canaque Saoulo Helloa. Il se passionne pour cet art ancestral qui, par des images simples, répond aux plus grands mystères. De retour en métropole, il écrit ses premiers spectacles de conte, seul ou en duo avec Chloé Lacan, puis Jeanne Videau. En 2000, Henri Gougaud l’encourage à écrire ses propres histoires.

Dès lors, il développe un univers dans lequel l’absurde, le merveilleux, la poésie et l’humour éclairent une réalité prosaïque (fermeture d’usines, handicap mental, internement psychiatrique…). Ainsi, il interroge son village de naissance dans « La Trilogie Théopolitaine » ; les normes mentales dans « La Tri-logique » ; la bêtise et la sagesse humaines dans « Nasreddine et les aubergines »… Pour écrire, il s’appuie sur le corpus des contes et des mythes du monde entier, sur ses souvenirs d’enfant et mène des travaux de collectage. Création après création, il questionne le rapport du conteur à la scène.

LE ROAD-MOVIE DU TAUREAU BLEU

Deux ados et leurs tantes handicapées mentales volent un minibus de l’association.
Une joyeuse bande de « bras cassés », assoiffée de liberté et de grands espaces, pique un minibus du foyer Arc-en-ciel et part sur les traces d’un mystérieux taureau bleu. Direction : La Baule. Un road-movie, comme si vous étiez assis sur la banquette arrière de cette aventure. Un récit déjanté et bourré d’amitié et d’amour naissant, plein d’odeurs de forêts et de plastique neuf, de chewing-gums fraise-ananas et de concours de baby-foot. Un road-movie à vous donner envie de piquer un minibus pour prendre la route et rouler, rouler, rouler…

« J’ai eu envie d’écrire sur le handicap mental tout d’abord pour l’expliquer à ma fille qui, à 8 ans, ne comprenait rien à sa tante Domino (une simple d’esprit, disait ma grand-mère). Parce que les questions politiques, sociales, médicales, linguistiques que pose ce handicap, me renvoient crûment à nos humanités. Et enfin, parce que je voulais relever le défi d’écrire une histoire sur ce thème sans être ni moqueur, ni pesant. L’envie me vient d’écrire un road-movie, un genre cinématographique que j’affectionne et qui me permet de mêler facilement le désespoir et la dérision. Deux attitudes face à la vie et aux événements que je retrouve chez beaucoup de résidents. » Frédéric Naud