14 > 29 nov. 2024

Festival
grande marée

CONTES ET RÉCITS
SAFAR
CIE
Safar est une compagnie de spectacle vivant fondée à Douarnenez par Gloria de Belén Riquelme et Lukaz Nedeleg, qui explore les frontières entre récit, présence scénique et création partagée. Elle développe des projets où le spectacle vivant devient un espace de rencontre, de transformation et d’audace.

Safar est une compagnie de spectacle vivant fondée à Douarnenez par Gloria de Belén Riquelme et Lukaz Nedeleg, qui explore les frontières entre récit, présence scénique et création partagée. Elle développe des projets où le spectacle vivant devient un espace de rencontre, de transformation et d’audace.

« Safar » est un mot breton qui résonne comme un manifeste. Vacarme, parole bruyante, langage en mouvement… Ce nom incarne l’âme de la compagnie : un espace où la parole se met en mouvement, où les histoires prennent corps, s’animent, transpirent, où les voix se superposent et se réinventent.

> MARMITE

Autrice dramaturge : Marjorie Ciccone
Interprètes : Laura Palacio, Marida Sauvanaud, Annie Bécouarn, Eva Murith, Gloria de Belén Riquelme, Mona Caroff, Cristine Merienne
Mise en scène : Gloria de Belén Riquelme

Gloria de Belén Riquelme a obtenu son diplôme de comédienne 2009 à l’école supérieure du théâtre de l’Universidad del Desarrollo, à Concepción, au Chili. Tout au long de son parcours, elle a continué à me former en participant à des masterclasses et des ateliers liés au travail du corps et de la voix ; notamment dans la première École Nomade d’Ariane Mnouchkine au Chili et au Mime Centrum à Berlin ; dans le workshop Théâtre Physique auprès d’Anke Gerber, Tony De Maeyer, Lionel Ménard et Oliver Pollak ; dans le stage professionnel Convergence Plateau des Chantiers Nomades avec Lucie Rébéré et Sébastien David. (Lire la biographie complète)

Co-fondatrice de la Cie Safar, elle mène depuis les premières actions de la compagnie un travail de fabrique dramaturgique, avec une prédilection pour le format de lecture théâtrale. Elle s’empare alors de l’actualité culturelle de son territoire en menant le projet Marmite.

En parallèle d’une maîtrise en recherche théâtrale à la Sorbonne, Marjorie Ciccone débute sur les planches au sein de la troupe de Michel Pruner, puis aux Ateliers du Sudden où elle sera mise en scène par Raymond Acquaviva dans Le Songe d’une nuit d’été de Shakespeare. Par la suite, on la retrouve dans plusieurs pièces classiques et contemporaines, notamment dans Ashes to Ashes de Pinter mis en scène par Paul Grenier, La Dispute de Marivaux mis en scène par Beata Nilska, Hard Copy mis en scène par Nicolas Gaudart, Comédiens mis en scène par Renaud Fulconis, À Fond mis en scène par Lucas Henaff. En 2018, à partir d’un matériau intime – les vidéos de son enfance retrouvées sur cassette VHS, elle commence à écrire Ce qu’il en reste, texte qui l’amène à être lauréate de l’Aide nationale à la création Artcena.

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MARMITE

un projet théâtral en écho aux luttes sardinières
En novembre 2024 sont célébrées les grandes grèves sardinières de Cornouaille qui ont eu lieu à l’hiver 1924. À cette occasion, la compagnie Safar met en place une action de création d’une œuvre de théâtre à caractère documentaire : Marmite. Ce texte, joué sous la forme d’une lecture théâtralisée, est un assemblage de témoignages de femmes de différentes époques et territoires, ayant lutté pour leurs droits, leur terre, leur vie, de 1924 à nos jours. C’est un mélange d’histoires qui alimentent la grande marmite et viennent nourrir celles et ceux venues les écouter.

À l’époque. Je parle de 1900 à Douarnenez. 4 sous de l’heure. Et bien au début, y’avait personne pour remuer ces grèves. Une fois on était deux. On se lève, toutes les deux. Et puis on dit : on fait grève ! Tout le personnel se lève après nous. Le temps à nous de passer la porte, tout le monde s’est rassis ! Vous vous rendez compte ? On était seules dehors !

– Mélanie, Douarnenez

mêler fiction et documentaire, en proximité avec le public

L’autrice dramaturge Marjorie Ciccone a été invitée par la Compagnie Safar à effectuer deux périodes de résidence d’écriture entre les mois d’août et octobre 2024. La pièce est construite à partir de récits autobiographiques féminins et évoque l’histoire et la multiplicité de luttes portées par des femmes.

La création s’appuie sur un ample travail de recherche axé sur des histoires singulières transformées en récits sensibles et poétiques. Le documentaire et la fiction sont mis en tension pour créer une expérience dramaturgique traversant les luttes historiques et les vécus d’aujourd’hui.

 

Après l’entracte, vous pourrez voir le second spectacle présenté ce soir-là : « Je suis Shéhérazade » de Najoua Darwiche artiste franco-libanaise.

 

Je suis dans les montagnes de Kobané au nord de la Syrie / J’ai le doigt sur la gâchette / À la ceinture j’ai toujours deux chargeurs à gauche et deux chargeurs à droite / pour ma Kalashnikov / Et je garde toujours une grenade également / Face aux djihadistes, être une femme est un avantage / Ils sont persuadés que s’ils se font tuer par une femme / Ils n’iront pas au paradis / Alors ils préfèrent renoncer à combattre contre nous / Ils choisissent de s’enfuir

– Esrin, Syrie